dimanche 26 octobre 2008

Samedi 25 octobre / Le retour

Lever à 9h30, encore 10h de sommeil. Y a des pancakes au petit dej. Mais ouiiiiiiiiiiiiiii ! J'enchaîne un dernier plouf rapide à la piscine. On se douche, passe aux toilettes (sofra, le resto de la veille, c'est définitivement surfait !!), boucle nos affaires, faisons notre checkout et direction aéroport. Chemin pas très direct, on n'atteindra l'aéroport situé à 8km de notre hôtel qu' 1h15 après notre départ... on a du passer prendre les croisieristes de notre TO, sur leur quai, à quelque bornes de là.
Bref, il est 13h50, nous sommes dans la zone d'embarquement, nous avons dépensé nos dernières livres égyptiennes... les vacances sont finies.

Vendredi 24 octobre / Dernier jour complet


Lever un peu brumeux... dans nos crânes. Le temps étant tjrs invariablement beau. Même si on a du perdre 2 ou 3 degrés depuis notre arrivée, on doit être à peine en dessous de 30 degrés.

Mais, mauvaise surprise au petit dej: plus de pancakes. Ces maudits rosbifs ont tout bouffé avant nous. On arrive à la piscine pour débuter notre journée de glande.... et là, à nouveau une mauvaise surprise : plus de transats dispos ! Ces maudits anglais avaient encore frappé : la moitié des transats étaient vides mais « réservés » par des serviettes.. C'en est trop. Les pancakes + les serviettes. Je fais appel à la force du dragon et invective fortement le responsable de la piscine : il est interdit de réserver des transats et à l'évidence, le nombre de serviettes sans occupants est très différent du nombre de personnes dans la piscine. Au bout de 2min de monologue, il met plus ou moins fin à la discussion. Mais revient 2min après, en nous proposant les 2 meilleures places de la piscine. Non mais, on va pas se faire filfil par les britons non plus.

On glande donc... profitant de notre dernière journée au soleil. Quand tout à coup Charles prend peur. Depuis quelques jours des boutons, voire des plaques rouges apparaissent sur son ventre, son torse, voire ses mains. Et là, il faut avouer que ça devient impressionnant. Charles décrète que c'est une allergie au soleil, voire à la piscine : « je me suis jamais baigné aussi souvent par le passé ». Imparable. On reste tout de meme à la pistoche. Charles à l'ombre et en polo, moi sans mes lunettes et au soleil. Dernier dej au bord de la piscine. Bouffe tjrs aussi moyenne, mais tjrs un bon kif d'être servi et de bouffer au bord de l'eau.

Le coucher du soleil arrive déjà. Et oui, il est 15h45. On décide d'aller revoir le temple de Louxor de jour, nous ne l'avions vu que de nuit. Un peu déçu... trop rassasiés que nous sommes par les somptuosités ingurgitées pendant la semaine. On prend un pot en face du temple. Sympa. Puis, on part faire les magasins pour acheter 2/3 bricoles. Marchandage obligatoire, bien évidement. Je dois dragonner pour arracher pour quelques 100 lires, 4 petites statuettes pour mes collègues, une ptit statuette de chat, et une grosse statuette « Amon » pour Charles. Sans doute 2 fois trop cher mais au moins 2 fois moins cher que ce que paient les « plus riches » (dixit les egyptiens), anglais et américains. Charles souhaite maintenant acheter un maillot de foot. On va dans le magasin d'en face. On utilise la fameuse tactique du « on sort du magasin » pour obtenir le maillot au prix voulu : 13€. Charles repart avec un maillot pas trop moche, au nom de l'obscur et inconnu « Terik ». Wikipedia nous aidera surrement à en savoir plus sur ce monsieur.

On rentre à l'hôtel, on se prépare pour notre dernière sortie. On va boire notre derniere stella au bar d'en face. On retourne au sofra, le restaurant le plus classe qu'on avait fait. On avait un peu mal digéré le lendemain mais on avait accusé la glace, bouffé dans l'après-midi. Bref, on fait des choix de plats un peu trop français : canard et lapin.Et on se retrouve avec 2 plats très moyens. Les excellents jus de fruits frais (mangue et banane) sauvent les apparences. On rentre à l'hôtel en taxi... négocié bien sûr. Et on boit une dernière bière et fume une dernière chicha sur la terrasse de l'hôtel. Il est 22h30, l'heure de faire nos sacs... et de se coucher dans la foulée.

Jeudi 24 octobre / Baronage au club med


Lever naturel à 10h, petit dej et hop direction le club med de la ville ! Aquelques km de chez nous, en bord de Nil, le club ouvre ses portes aux extérieurs moyennant quelques dizaines d'euros. Et quel meilleur endroit qu'un clubmed pour glander à Louxor ? On a pas trouvé en tout cas. Bref, arrivée vers 11h au club. 5Min après on a nos bracelets rouges (invités à la journée) et on s'installe en bord de pisicine. Une superbe piscine dans un parc superbe, avec une vue grandiose sur le Nil. Pas grand monde quand on arrive, on prend une bonne place. Et grosse glande. Entre plongées dans la grande et profonde pistoche, écoutage de l'ipod,feuilletage de nos journaux... SSSooooooleil. Un ptit ping-pong. Et vers 13h, la masse des clubmedistes rentrent d'excursions. Ils vont siroter des cocktails auxquels nous n'avons pas le droit. Salops ! En tout cas, la population est vraiment différente de celle de notre hôtel. Beaucoup moins gros, moins moches, et un poil plus jeunes. On rencontre les 2 quinquagénaires avec qui nous avions fait nos excursions guidées. Toujours très sympas, ils nous ammenent une binche à chacun. Cool, bon apéro avant le repas.

Le repas donc... on est bien tombé car exceptionnellement, ils ont déplacé le déjeuner de la cafétéria dans le parc... Ambiance de mariage ou presque. Jolies tables. Et un très beau et bon buffet. Je me suis mis une énorme ventrée. On a pu bouffer enfin des salades, n'ayant ici pas peur de manger des crudités. Bonnes salades fraiches avec du coriande, d'autres avec des calamars.. des koftas très bonnes, un tajine de poulet correct, un poisson bon, de l'espèce de piperade très bonne, des aubergines... mmhhhhhhm. 2 assiettes d'entrée, 2 assiettes de plats principaux. Et une bouteille de rosé local bue quasiment à 2. la pauvre famille qui est tombée avec nous et arrivée à la bourre et n'a eu droit qu'à un verre. Fallait pas nous inviter. Fruits et Yahourt en dessert.

Notre meilleur repas égyptien, parfaitement arrosé pour cuire en plein soleil. Aprèm de belle glande. Et vu que le soleil se couche côté Nil et que la piscine donne sur le Nil, nous avons pu profiter de l'ensoleillement jusqu'au coucher du soleil. Très beau d'ailleurs. Quelques coups de soleil, une victoire au ping pong et des traces des lunettes plus loin, on était déjà rentré chez nous. On se sent presque pouilleux.. Ca donne envie quand même ce luxe gentil. Ptêtre qu'on ira au club med un jour finalement...

Mais bon, on est quand même un ptit peu routard dans l'âme. On décide donc d'écumer tous les troquets amicaux du coin. C'est jeudi soir et le vendredi est chomé ici. Donc y a plus de monde et plus de filles... en groupe de filles et voilées pour la grande majorité. On enchaine les pintes de stella, les chichas, on va boufer dans un ptit parc près du site de Louxor, on se remet une bière, on revient à l'hotel, on reprend une bière.

Et on finit sous la pression des serveurs par se rendre à la boîte de l'hôtel. Une quinzaine de personnes sur place, dont un groupe de ricains et une danseuse du ventre. Les ricains laissent rapidement leurs places à 2 mariés. Spectacle marrant. Des locaux allant danser autour de la danseuse. Ambiance locale appréciable. On bat notre record de bière du séjour (3,5l), ce fut donc une belle journée, même sans visite ! Couchés saouls à 1h, record là encore !

Mercredi 22 octobre / Des barons à la vallée des rois


Après ces 2 réveils bien trop tôt pour des vacances, on décide de faire les visites prévues non plus le matin mais l'après-midi. Lever à 10h donc, pistoche histoire de se réveiller et direction la rive ouest. On achète de l'eau, on prend un petit bateau et on négocie la traversée. 11h45, nous voilà du côté des morts ! La nécropole thébaine est à quelques mètres. Said, le chauffeur que le guide nous avait présenté est là au rdv. Sa mythique 505 break pourrie aussi. Direction Medinet-Habou, temple monumental (le 2eme plus grand après Karnak) et déserté par les touristes. Hauteur des pylones, finesse des décors, statues légendaires... le nez plongé dans le guide bleu nous essayons de déchiffrer les significations des innombrables bas reliefs, statues, gravures, murs, pièces entières. Une bonne heure de visite, sans trop de touristes autour (pas de groupes). La journée commence bien.

On continue vers la valée des rois, ensemble de tombeaux des pharons, creusés à même la roche. On fait le tour de montagnes dignes du Colorado. Et nous voilà à l'entree. Les cars de touristes partent déjeuner, nous on arrive : timing parfait. On prend un petit bus qui nous fait économiser quelques centaines de mètres sous un soleil de plomb. Puis on commence l'ascension vers la tombe de toutmosis III. Montée légèrement abrupte, échelle dans la montagne. Un peu à la Indiana Jones. On arrive à la tombe. Tout commence par un long couloir d'une trentaine de mètres, 45 degrés d'angle. On descend vers l'antre de la terre. Ou pas. On arrive dans une première salle : 40m2 environ, une forme d'un ovale quasi parfait creusée dans la roche. Mais comment ont-ils fait pour réaliser cela il y a plus de 3500 ans ! Les murs sont décorés de nombreuses éritures et dessins. Certes moins complexes et plus « faciles » qu'en extérieur mais les couleurs sont parfaitment conservées. Impressionnant. On descend 20 mètres plus bas. La température explose, on transpire affreusement,on suffoque presque. On doit largement atteindre les 50 degrés. Mais le spectacle est au rendez-vous : nous sommes devant l'immense sarcophage d'un des plus grands pharaons ! On reste quelques minutes en apnée ou presque et un backshish plus tard, nous sommes dehors. Prêt à partir à l'assaut d'une nouvelle tombe.

La tombe de Ramses IV étant inacessible avec nos billets, nous nous dirigons vers une autre tombe ramseide. L'entrée est plus large, ca fait moins explorateur mais l'intérieur est au moins aussi beau. On déchiffre les scènes liturgiques, on échange quelques billets égyptiens à des gardes qui ne savent que faire des backshishes en euros que les touristes leur laissent. Et hop, on enchaîne sur une aure tombe, aussi belle que les précédentes. Il est 14h, c'est l'heure du retour des cars et l'heure pour nous de déjeuner.

Said nous ammene dans un troquet tenu par des amis à lui. La bière n'y est pas chère, la terrasse agréable mais pour la cuisine... on dira que ce n'était pas cher et typique. Le sosie de kadafi juste derrière notre table me fait peur...il est temps de reprendre notre visite. On empêche notre taximan de finir sa bière (sa 2eme?) et il nous guide vers la vallée des artisans. Lieu où étaient logés le petit milliers d'artisans qui travaillaient à la création et à l'embellissement de cette rive, interdite aux autres égyptiens. Les restes de la ville ressemblent plus à des tranchées qu'à autre chose.... mais on peut visiter 2 tombes de locaux, moins majestueuses que celles des rois mais pas moins intéréssantes. Les peintures y représentent leurs travaux quotidiens. Ca change un peu des dieux. 15H, on repart de l'autre côté de la rive, nos visites de la journée sont finies. Charles insiste pour filer 100 livres au taximan qui essait de nous expliquer quelque chose en rapport aux bières bues. J'obtempère bien qu'il méritait plutôt 60... en tout cas il était ravi et a tenu à être pris en photo, lui et ses potes, avec nous. Marrant.

On rentre, on se lave un peu à la piscine puis plus proprement à la douche. On dévore le JT de Frane24 et hop, on se dirige entre 2 stellas (la bière locale) vers le musée de la momification. Tout petit musée sans grand interêt à part de nous montrer quelques momies, dont certaines d'animaux : crocos, chats, ibis, chacal... On avait prévu d'enchainer sur un bon resto, mais à priori celui ci a fermé. Donc direction un autre resto dans le souk. On est guidé par un gamin en chemise au prix d'un petit backshishe. Resto vide mais pas mauvais. Soupe de lentille bonne. Puis, Charles prend un shashka, sorte de piperade avec des oeufs et de la viande. Pour ma part un kofta, boulettes de viandes légèrement épicées. On enchaine sur un bar, au 2ème étage d'un batiment, vue sur le temple de louxor. Une binouze, un narguilet et hop, nous voilà rentrés à l'hôtel prêt à regarder la fin d'un film sur Fox movie. Demain, promis c'est farniente totale.

Mardi 21 octobre / L'arnaque organisée


Lever à nouveau à 7h. Le derrnier des vacances nous promettons nous. 7H45, on découvre le guide de notre tour opérator. Bon, on savait qu'on se faisait entuber en payant 30€ pour l'excursion à Denderah, les agences locales les faisant plutôt à 20€. Mais bon, obligé de passer par une agence pour rejoindre l'un des 2 convois quotidiens de touristes, encadrés par des véhicules de forces de police, qui partent au nord de louxor. Tensions terroristes obligent. Malheureusement, le guide ressemblait plus à un GO de Marmara qu'à un egyptologue. Blagues vaseuses ou incompréhensibles, références sans références... Un scandale annoncé avant même la visite débutée.

1h20 de route (au lieu des 45 minutes promises). Et nous voilà aux portes de Denderah, temple à la gloire de la déesse Hathor. Temple bien plus récent que les derniers vus. -300 avant JC, sous la domination grècque. Temple superbe, le toit est encore présent, des couloirs, des cryptes, des chapelles... le tout orné de bas reliefs en couleurs d'une grande finesse. On y découvre les principaux dieux égyptiens. Passée l'imposture du guide et sa petite demi heure fantoche, on prend notre guide bleu en mainet on refait le tour. Ca valait le coup de se méler au convoi et à la horde de cars et de touristes.

Midi 30 retour à la piscine pour le traditionnel déjeuner. Cette fois, c'est pizza. Un peu dégueux mais ca passe. Nous prenons le soleil, et ficèlons notre journée du lendemain. On glande. On mate 3 fois le JT de France24. On se fait presque beau et on enchaîne les différents bars en bord du nil indiqués dans le routard. 2 personnes dans la rue nous sortent le fameux « tu te souviens de moi? » alors que nous n'avions bien évidement jamais vu ces gens... encore une bonne vieille technique déjouée grâce à notre vigilance de chaque instant. Bref, binouzes face au fleuve légendaire... quelques jours passés en Egypte et on ne regarde plus le cours d'eau comme on pourait regarder la Loire ou l'impresionnante Garonne (voire l'Adour). Quelque chose de mystique...

20h, on se dirige gentillement vers un resto un peu chic, prisé des touristes : le sofra. Ambiance, sympa dans un espèce d'appartement amménagé pour la restauration. Nourriture un peu plus fine qu'à l'habitude et carte bien plus travaillée. Service standing mais un peu lent. J'ai pas fait de super choix de plats (soupe de poulet très standard, tajine de mouton un peu maigre..) mais ceux de Charles étaient pas mal : purée de fève tiède en entrée et tajine bien parfumé. Interdiction des boissons alcoolisées, j'opte donc pour un bon jus de melon frais. Rafraichissant. Un petit thè à la menthe pour finir. Charles commande un thé « à la turque » et est finalement surpris et déclare incrédule « il est bizarre ce café, y a des grains au fond ». Bizarre pour un café turc en effet.

On continue notre soirée en enchainant vers un pub anglais, soirée de ligue des champions oblige. On traverse la ville, passons devant les grands hôtels du coin (club med, Winter palace, Sonesta...) et arrivons au 1er étage d'un immeuble. Ambiance très pub, mais 75% d'égyptiens sans doute à la recherche d'anglaises de passage. Match Manchester-Celtic. Peu intéressant et retour à l'hôtel après une petite pinte. On s'endort une fois de plus bien tôt... avant minuit, le cable ayant planté alors que nous étions absorbés par un excellent reportage sur l'automobile electrique sur TV5.

Lundi 20 octobre / Première approche de la nécropole thebaine


lever super tôt avant 7h du matin. Dur pour les vacances ! Petit dej englouti et hop, direction l'embarcadere pour la rive ouest. Rdv avec nos seuls amis du séjour, le couple de cinquantenaire rencontrée la veille avc le guide. Et Tarek notre guide donc. La traversée du fleuve dieu effectuée en moins de 5min, nous voilà du côté des morts. La rive était celle de la vie tandis que la rive ouest, où le soleil se couche, était consacrée au culte des morts.

Au programme visite des colosses de Memnon, du temple de Ramses III et de la vallée des nobles. On rentre dans le taxi de Said, une espèce d'épave qui n'aurait pas eu son contrôle technque en 1983. Déccouverte des 2 colosses de Memnon, immenses statues symétriques à l'entrée de la rive. Bcp de touristes. Quelques photos et nous voilà quelques minutes après face au Ramseon. Superbe temple, certes moins impresionant que Karnak mais plus sauvage ! Tarek nous fait une jolie visite bien récitée. Il nous décrit bien les « bylones » (au bout de quelques jours on comprendra que le mot pylone correspond à des immenses monticules triangulaires qui correspondent à l'entrée dans les temples) et les grandioses statues du site.

Une heure plus tard, après une halte sans intérêt à la fabrique d'albatre (le guide état bien entendu commissioné), nous voilà dans la vallée des nobles. Vallée où sont entérrés quelques notables de la ville. On découvre des paysages désertiques superbes, type grand canyon. Le taxi nous laisse sur un parking, aux prises avec un foule de vendeurs de biblots (scarabés et chats). Et hop, on se retouve à 5 mètres sous terre dans des pièces de 40m2 environ, parfaitement conservées et ornées d'hieroglyphes et de bas reliefs. Couleurs étonnamment bien conservées et représentations plus en rapport avec la vie du peuple qu'avec la vie des dieux. Intéressant donc. 2 tombes et backshish plus tard, on est à nouveau côté « jour » de Louxor.

On revient à l'hôtel, on bouffe en bord de piscine, on prend le soleil, je bats le record du monde d'apnée du Mercure, on boit une binouze, on lit, fait la sieste, le soleil se couche... On décide alors d'aller dans le bar en face de l'hotel, un bateau en bordure du nil. Déco colonialiste bien sentie. Bière pas chère (à peine 2€ la pinte)

On enchaine ensuite vers um al shein, un resto conseillé par le routard et plusieurs locaux. Je prends un pigeon farçi et Charles du poulet roti. Le pigeon, c'est pas nouveau, y'a rien à manger mais la farce de riz, bien parfumée était bien bonne. Le poulet bien cuit. Le prix honnête et le resto à moitié rempli d'égyptiens. Un peu de dépaysement quoi. Au retour, quelques harcelements mais on s'y fait au bout du compte.

On se dépêche de rentrer, croyant savoir que TV5 diffuse à 21h30 le résumé de la ligue 1. Mal vu, un film africain de 4h bloque l'antennne. Soirée zap, et à minuit on se rend compte que le foot avait commencé. Juste le temps de voir les buts de l'OM mais pas ceux de Nantes. Cool.. Et hop, minuit 30 dodo, demain on se lève tôt !

Dimanche 19 octobre


réveil naturel à 10h! Petit dej sans stress vu que nous avions décidé de faire notre première visite entre midi et 14h, à l'heure où les touristes déjeunent (bonne idée, merci le guide bleu). Bon petit dej au mercure : pancakes au goût très très proche de nos crèpes, pains grillé, croissants et autres viennoiseries. Seuls les jus de fruit ne sont pas au niveau. Par contre, une énorme soupière de chocolat liquide se charge de gaver les grosses britonnes. Petit dej englouti, on file à la pistoche. On prend le soleil, il fait chaud, on se baigne dans la jolie piscine, on prend le soleil.

Et on part vers midi vers Karnak, découvrir le site entrevu dans la nuit la veille. On marchande le taxi (10livres la course, pas dur à négocier) et on arrive à l'entrée où on croise une marée de touristes de tout âge qui se dirige vers leur déjeuner. Une bonne vingtaine de cars sont sur le départ; On profite de cette accalmie pour commencer la visite, accompagnés de Tarek, guide francophone rencontré à l'entrée (40 livres la visite). Agréable de ne pas avoir tjrs le nez dans le guide bleu pour faire le visite. Bref, sous une température de plomb, nous découvrons, éblouis ce fantasitque temple dont je n'avais finalement que peu de souvenirs (première visite en 1993). Franchement immense, fin, majestueux et impressionant. Comment ces gens ont-ils pu réaliser cela il y a 3500 ans ! C'est hallucinant surtout quand on regarde l'état de l'égypte aujourd'hui. Après une heure de visite « guidée » on prend une boisson à la cafet du temple et on prolonge la visite une heure encore. Des faux gardiens barrent intentionnelleent la route pour demander des backhisches pour nous ouvrir; on finte et on les zappe plus ou moins.

15h retour à la pistoche où on bouffe des espèces de kebabs au bord de la piscine, agrementés d'une binouze et d'une bouteille d'eau dans un seau à glaçon. Ca fait presque jet set ! Belle fin d'aprem de glande... Sous un ciel incroyablement et invariablement bleu. En même temps, y a plus de soleil à partir de 16h...

19h, rdv avec le guide du matin et un couple de français d'un cinquantaine d'années pour faire la visite nocturrne du temple de louxor, l'autre site majeur de la ville. Tjrs grandiose même si moins impressionant que Karnak. Le guide, Tarek, pas très conciliant répète un peu par coeur son discours... mais ca passe bien quand même. On les quitte une heure après. Et on prend rdv pour faire ensemble le lendemain, un bout de la rive gauche.

Feignants, on décide d'aller bouffer à l hotel. Pas super intelligent. Pas spécialement bon, 50% plus cher qu'à l extérieur mais pas bien cher quand même. Mais bon, on était creuvés par tant de somptuosité ! Coucher tôt après 2 ou 3 journaux de France24 et un de TV5.

Samedi 18 octobre / L'arrivée en Egypte


arrivee a l'aeroport de louxor apres un vol de 5 heures. Pas de retard; on passe àla douane, recupere nos valises, retire un peu d argent et hop, nous voilà dehors. On trouve notre correspondant local qui nous fait directement mauvaise impression (la premiere impression est parfois la bonne!). On apprend que nous sommes les seuls de la semaine à avoir choisi la formule « hotel seul ». la vingtaine de touristes qui nous accompagne dans le bus nous laisse quelques minutes après devant notre hotel.


Notre correspondant, l incoroyable mohamed, nous fait alors la liste des excursions hors de prix proposées par le TO; on se fera finalement pas trop avoir. Il nous laisse decouvrir notre hotel, le mercure de louxor, en bord du nil. Notre chanbre est dans un batiment ancien, legerement delabré; assez eloigné du standing des mercures français mais largement suffisant pour nous : tv, clim, frigo bruyant, matelas trop mous... mais tout va bien! Il est 15h nous sommes deja devant la piscine. Il fait sans doute entre 30 et 35 au soleil; Charles trouve l eau de la piscine plus froide que celle de benodet. Il fait beau, chaud, on est bien... seul probleme, les gens qui nous entourrent : moyenne d'age 65 ans, poids moyen 89 kilos. Mais bon, on ne partait pas en egypte pour faire la teuf...

17h, première sortie de l hotel : on se dirge vers le musee de louxor à 300m de l hotel; le temps de se faire harceler 3 fois par des chauffeurs de taxis ou des conducteurs de calèche, nous voilà face à notre premier contact avec l'egyptologie !


Superbe musee donc. Un peu hard de commencer par cela par contre. Mais bon, on a apprecie tout au long de nos visites suivantes entendre parler des pieces majeures vues là; on a appris ce qu'était un talatat, vu de superbes statues de plus de 3500ans parfaitement conservées, des bustes, des fresques. Belle entree en matiere donc.


Nous voilà revenu une petite heure apres a l hotel. On retrouve mohamed, on lui dit qu on ne prend qu une excursion (celle vers denderah, obligé de la faire en groupe, convoi oblige). Honnete comme un égyptien, il nous propose alors de baisser ses prix, en ne passant pas par l agence, sans baisser ses prestations; bref... on botte en touche et on part vers karnak voire le son et lumières. On arrive à la bourre et découvrons alors sans doute le plus beau et majestueux temple de l antiquité. Spectacle grandiose, même s il ne remplace en aucun cas une bonne visite de jour. Idéal pour une première journée. On découvre selon les lumières les pylones, les colonades, les fresques... les « pharaons » parlent. On finit par s'assoir sur un gradin pour une présentation orale un poil longue. On rentre en taxi (négocié par mohamed). Et hop, direction le restaurant : chez omar. On se fait harceler 4 fois au moins sur le trajet. Notemment par un mec de 25 ans qui utilise la fameuse tactique du « pouvez vous m'écrire une lettre en anglais pour ma copine »... le but étant de nous faire entrer dans son magasin. Bref, 10 min et un bakchish plus tard, nous voilà arrivé : bien loin du luxe des restos français. Beaucoup d'européens car les egyptiens vont bouffer plus tard. On tente les classiques : kebab et kofta : mouton grillé et boulettes de viande parfumées. Très bon. Une bière pas sur la carte mais proposée au creux de l'oreille. Bon repas. Simple. Et là, le boss nous propose de prendre un thé dehors... jamais de cadeaux gratuits en Egypte. En fait il veut acheter de l'alcool et il a donc besoin de nous et de notre passeport de nouvel entrant dans le pays. Bref, on accepte et on fait les 50 mètres qui nous séparent du duty free. Là, plusieurs européens se prêtent au même manège que nous. Les flics ou douaniers là laissent faire le truc. Sans sourciller le moins du monde.


Bref, on rentre à l'hôtel, squatte sur la terrasse à côté des vieilles grosses anglaises. La bouteille de bière a 2,3€ passe bien. On va se coucher sans avoir trouvé une manière plus festive de finir notre samedi soir !